Codex en Remote SSH : moderniser un backup directement sur le serveur

Codex en Remote SSH pour auditer et valider un backup Docker sur un serveur distant

Bonjour à tous, aujourd’hui je vais vous parler de Codex en Remote SSH et d’un vieux script de backup qui traînait sur mon serveur. Vous savez, le genre de script qu’on a écrit quelques années plus tôt, qui a toujours plus ou moins fait le boulot et qu’on évite de regarder de trop près tant que les sauvegardes semblent tomber quelque part…

Sauf qu’entre-temps, j’ai migré le serveur de Debian 12 vers Debian 13 (Cf. Crowdsec), quelques containers ont disparu, d’autres ont changé, et j’avais finalement très peu retouché au script de sauvegarde d’origine. Un retour aux sources après ma série sur Docker et Portainer, en quelque sorte. Il était donc temps de vérifier si ce machin sauvegardait encore réellement quelque chose.

Pour le coup, je n’ai pas commencé par ouvrir une console SSH et modifier le Bash au petit bonheur. J’ai ouvert le serveur directement dans VS Code avec l’extension Remote SSH, puis j’ai travaillé avec Codex de manière interactive sur la machine.

L’objectif n’était pas de demander à une IA : « fais-moi un script de backup ». L’objectif était de lui faire auditer l’existant, confronter ses hypothèses au vrai serveur, proposer une nouvelle version, puis … Lire la suite

Crowdsec

Bonjour à tous. Oui, je sais, cela fait presque deux ans que je n’ai rien écrit sur le blog, mais je ne suis pas encore mort, et ce n’est pas faute d’avoir des brouillons plein les placards… Bref, la vie de Head of CERT est bien remplie ! Tout ça pour vous dire que j’ai migré le serveur geekeries.org vers un nouveau. Debian 12 se rapprochait doucement de sa fin de vie, et comme dirait Marc Fred, je n’avais pas envie de mériter de m’en prendre une. Donc on ne réfléchit pas, on patch 😉 Bref, quelques heures plus tard, et le temps de tout bien reconfigurer (iptables, fail2ban, docker, etc.), je vais pouvoir vous parler de CrowdSec et de la version free que vous pouvez déployer sur vos machines.

CrowdSec, c’est quoi déjà ?

CrowdSec se présente lui-même comme un IPS open source et participatif. Vous vous souvenez de mes posts sur AbuseIPDB? Eh bien CrowdSec, c’est globalement le même principe qu’un AbuseIPDB en mode “boosté aux hormones”. Je m’explique : comme pour AbuseIPDB, CrowdSec s’installe en tant qu’agent sur votre ou vos serveurs. Il surveille les journaux d’événements locaux à la recherche d’événements en … Lire la suite

Rsyslog too many open files

Bonjour à tous, aujourd’hui je voulais vous partager une erreur que j’ai rencontrée récemment avec une infra Splunk, plus exactement avec la couche de collecte Rsyslog (vous savez celle que je recommande dans mon podcast sur les 10 commandements du SIEM). Cette erreur qu’on a fini par identifier dans les journaux avec le message suivant « rsyslog too many open files » et plus précisément la ligne suivante :

May 06 05:47:13 myserver rsyslogd[6896]: file '/splunk-inputs/PROXY/myproxyhost/2022-05-06T03+02-PROD-PROXY.log': open error: Too many open files [v8.24.0-41.el7_7.2 try http://www.rsyslog.com/e/2433 ]

Le log d’erreur arrive dans /var/log/message à priori. Néanmoins, de mon côté on ne l’a vu que depuis la commande journalctl, quelques exemples qui m’ont permis de la mettre en avant :

journalctl --no-pager | tail -f
journalctl -u rsyslog
journalctl --no-pager > /tmp/rsyslogtmp.log

Par défaut, la limite pour rsyslog était à 1024 fichiers ouverts simultanément sur notre système. Pas bien clair sur le pourquoi car les limites systèmes (cf. fichier /etc/security/limits.conf) été bien à 64000 :

ulimit -Sn
64000

Pour autant notre processus rsyslog plafonné à 1024 fichiers. Ce qui causait une erreur bien zarb où on perdait 15min de log au début de chaque heure. Du coup, avec l’aide … Lire la suite

BlockList iptable avec Splunk et d’AbuseIPDB

BlockList iptable avec Splunk et d'AbuseIPDB

Bonjour à tous, aujourd’hui je continue avec un article qui suit ce qu’on avait fait avec la Blacklist Iptables AbuseIPDB la dernière fois. Cette fois on va voir comment construire une BlockList iptable avec Splunk et d’AbuseIPDB.

Qu’est ce que j’entends derrière ce titre ? Simplement que la blacklist ma dernière fois n’est pas très « maline ». Dans le sens, où on verrouille juste 10 000 IP comme des bourrins et sans trop se demander si les vulns ou services qu’elles checkent nous concerne en effet. Alors, ça ne sert pas à rien hein. C’est une bonne base à bloquer facilement mais ce n’est pas forcément utile dans le sens où ces 10 000 ne se connecterons pas forcément à votre site ou infra au final.

En effet, ce qu’on souhaiterai plus, notamment dans une optique de CTI (Cyber threat Intelligence) : c’est de bloquer (sinon détecter au moins) celles qui se connectent effectivement sur nos services (genre à la fail2ban). Le problème c’est que fail2ban c’est bien en protection mono instance. Mais, quand vous protégez tout un système d’information, ça ne passe pas super bien à échelle. Par exemple, je vous laisse imaginez quand vous … Lire la suite