Quicky : PHP2shell sur Docker, patcher PHP-FPM sans perdre ses modules

La licorne rose de Geekeries remplace un conteneur PHP provisoire par une image officielle validée.

Salut à tous, petite séance de maintenance imprévue avec PHP2shell sur Docker. Le 21 octobre 2026, les correctifs PHP ont été annoncés à 2pm UTC (16h en France), mais l’image docker officielle dont j’ai besoin n’était pas encore dispo. Voici la méthode suivie pour protéger Geekeries, conserver mes extensions PHP et revenir sur la base officielle dès sa disponibilité.

Les deux failles, CVE-2026-109618 et CVE-2026-109619, permettent une exécution de code à distance. L’avis officiel PHP inclut PHP-FPM et indique les versions corrigées : 8.2.35, 8.3.36, 8.4.27 et 8.5.12.

PHP2shell sur Docker : vérifier l’image, pas seulement le tag

Premier piège : le tag peut apparaître alors que la liste des images disponibles est encore vide. Pour vérifier la variante FPM utilisée ici, Docker avec son plugin Buildx suffit :

docker buildx imagetools inspect php:8.5.12-fpm-bookworm

Cette commande consulte le registre sans déployer de conteneur. Cherchez votre plateforme, par exemple linux/amd64, et son digest, l’identifiant précis de l’image. Un tag seul ne suffit pas.

En attendant, j’ai placé le site derrière une page statique de maintenance (sans PHP évidement). Puis j’ai construit une image provisoire depuis les sources officielles corrigées. Un dépannage temporaire pas une invitation à maintenir ma … Lire la suite

Le Manifeste Cypherpunk : relire le texte fondateur 30 ans après

La licorne Geekeries relit le Manifeste Cypherpunk de 1993, près d’un ordinateur, d’une enveloppe scellée et d’une clé.

Hello à tous, on se fait un Quicky « histoire et de culture geek » aujourd’hui ? À une époque où le chiffrement de bout en bout est remis en cause à chaque nouveau projet de loi, où la collecte de données nourrit des modèles d’IA et où la surveillance numérique est devenue une norme commerciale, il est particulièrement rafraîchissant de revenir aux sources. Et s’il y a un texte fondateur à (re)lire au moins une fois dans sa vie d’informaticien, c’est bien le Manifeste Cypherpunk rédigé par Eric Hughes en 1993.

Les idées maîtresses d’un texte visionnaire

En à peine quelques lignes,ce manifeste posait dès le début des années 90 les bases éthiques et techniques de ce qui allait donner naissance à PGP, Tor, aux messageries chiffrées modernes et aux cryptomonnaies :

  1. Vie privée versus secret : la distinction est posée avec une netteté chirurgicale. Le secret consiste à refuser que le monde sache quelque chose ; la vie privée (privacy), c’est le pouvoir de choisir ce que l’on révèle de soi au monde. Une nuance fondamentale qui balaie l’éternel argument fallacieux du « si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez rien à cacher ».
  2. Cypherpunks
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Build a CSIRT Second Brain with OpenCode, Obsidian, MCP, and an AbuseIPDB custom tool

CSIRT second brain: workshop introduction (French)

Bonjour à tous ! Le 1er octobre 2026, j’ai animé à Stockholm un atelier consacré au « CSIRT second brain » (ou « second cerveau » en français), pour les équipes de réponse à incident. Il s’inscrivait dans le cadre des 78e rencontres du TF-CSIRT, organisées en Suède du 29 septembre au 1er octobre (auxquelles j’ai aussi assisté 😊).

J’ai préparé cet atelier suite au meeting précédent du TF-CSIRT à Riga au printemps, où plusieurs personnes m’ont demandé de montrer comment on s’y prend au CERT pour qualifier nos incidents avec des agents. Et autant c’est « assez simple » à expliquer, autant l’implémentation réelle en prod est vite complexe à reproduire : entre le choix des LLM, les tools, les MCP, les skills et les bases de connaissances…

Mettre tout ça en musique dans un atelier suffisamment simple pour que tout le monde comprenne en une demi-journée, gratuitement, mais suffisamment complexe pour être représentatif de la réalité, c’était un beau challenge sur lequel je me suis fait des nœuds au cerveau… pour vous sortir la version la plus simple d’un agent SOC/CSIRT de qualification d’incidents.

L’idée de mon workshop est de conserver … Lire la suite

CrowdSec et Nginx Proxy Manager : protéger Docker sans image custom

Une licorne Geekeries bloque un paquet web suspect avec CrowdSec Nginx Proxy Manager devant des conteneurs Docker

Salut les Geeks ! Après avoir protégé les Basic Auth avec Fail2ban devant Nginx Proxy Manager, je voulais compléter la défense contre les scans et comportements HTTP plus larges. Le résultat est un filtrage CrowdSec pour mon Nginx Proxy Manager qui conserve l’image officielle du proxy, observe d’abord, puis bloque les décisions au firewall, y compris pour les flux Docker.

Comme vous allez le voir, ce n’est pas un WAF HTTP. CrowdSec apprend à partir de l’activité déjà vue par le proxy qui lui est transféré, puis le firewall refuse les adresses IP décidées comme malveillantes depuis les liste souscrites chez CrowdSec. C’est moins riche qu’une inspection HTTP intégrée, mais c’est une solution simple, maintenable et adaptée à une installation NPM Docker existante.

Pourquoi je n’ai pas fabriqué une image NPM avec un bouncer Nginx

La première piste semblait évidente : intégrer le bouncer CrowdSec directement dans Nginx Proxy Manager. En pratique, cela suppose l’installation de Lua ou d’OpenResty, des modules spécifiques : donc une image dérivée de NPM, un fork ou une image communautaire. Certaines recettes existantes reposent sur des images peu suivies. Pour un reverse proxy exposé sur Internet, je ne voulais ni dépendre d’une image custom, … Lire la suite