Cairn : quand un jeu vidéo d’escalade me refile le vertige de la paroi

Bannière du jeu d escalade Cairn face au mont Kami

Salut à tous ! On change un peu des scripts d’administration et des conteneurs aujourd’hui pour un petit format quickie, exactement dans l’esprit de mon vieux billet où j’avais marché sur La Mun dans Kerbal Space Program. Pour ceux qui ont déjà jeté un œil à la page À Propos ou à mon retour sur le test des piolets Grivel North Machine Carbone, vous savez que l’escalade et l’alpinisme occupent une grande partie de mes week-ends depuis plus de quinze ans. Alors quand j’ai lancé le jeu Cairn, développé par le studio français The Game Bakers, je m’attendais à passer deux heures tranquilles sur un titre indé contemplatif. Grave erreur : le jeu est terriblement bien foutu, et il m’a collé devant mon écran une sensation que je n’aurais jamais pensé revivre avec mon clavier (mécanique, of course) : ce bon vieux malaise viscéral face à la paroi quand le gaz commence à peser lourd sous les semelles.

Pourquoi le jeu Cairn n’a rien d’un parc d’attractions

Dans 99 % des jeux vidéo, grimper est une formalité un peu ridicule. Vous poussez le stick vers le haut dans Assassin’s Creed, Uncharted, ou Tomb Raider et … Lire la suite

Script de veille serveur sous Linux et Docker : alertes CVE, silence radio et vrais pièges

Illustration Geekeries d'un script de veille serveur Linux et Docker filtrant le bruit pour détecter les mises à jour de sécurité CVE

Bonjour à tous, quand on administre un serveur Linux qui héberge une vingtaine de conteneurs Docker en production, on finit vite écartelé entre deux extrêmes. Soit on délègue tout à des mises à jour automatiques aveugles (ce que je vous racontais récemment dans mon article sur MariaDB et les surprises de Watchtower et comment ça peut casser silencieusement un schéma de base de données), soit on reprend le contrôle en manuel… au risque d’oublier de vérifier les correctifs pendant trois semaines et de se faire poncer bien comme il faut ! Pour sortir de ce dilemme, j’ai construit un script de veille serveur, léger, en Python, piloté par systemd, qui inspecte l’état réel de la machine deux fois par jour sans jamais toucher à la production.

L’idée de départ est très simple : je voulais un observateur strictement en lecture seule (observer-only), capable de croiser en quelques secondes les paquets APT en attente, les images Docker (qu’elles viennent de Docker Hub, de GitHub ou d’un build local), les extensions WordPress, la fraîcheur des sauvegardes et les unités systemd. Surtout, je voulais qu’il respecte une règle d’or : se taire quand tout va bien, mais ne jamais rater … Lire la suite

Phishing hôtel sur WhatsApp : enquête sur un faux paiement de réservation

La licorne Geekeries examine un message de réservation suspect, un hameçon et des indices d’usurpation d’hôtel.

Bonjour à tous. Fin septembre, je prépare mon déplacement à Stockholm pour la 78e réunion du TF-CSIRT. Ma chambre à l’Hotel Birger Jarl est réservée et payée sur Booking.com. Puis un WhatsApp arrive : il connaît l’hôtel, mes dates et me presse de « vérifier » la réservation. J’ai ouvert le lien et il s’agissait d’une belle tentative de phishing hôtel sur WhatsApp.

L’hôtel m’a confirmé par email que le message était frauduleux. Il avertit aussi ses clients sur son site que des messages WhatsApp usurpent son identité pour réclamer un paiement. Le plus gênant, ici, c’est que l’expéditeur disposait d’assez de vraies informations pour rendre son histoire crédible.

Un message qui connaissait trop bien ma réservation

Le message invoquait une réservation à confirmer sous 24 heures. J’ai ressorti la confirmation et le reçu de Booking : la référence du WhatsApp a huit chiffres, sauf que la vraie en a dix (et les deux emails Booking.com donnent bien la même, évidemment). L’expéditeur connaissait mon séjour mais la référence qu’il utilisait n’était pas celle de ma réservation.

Même vérification pour l’argent : ma chambre était déjà intégralement payée en couronnes suédoises (SEK). Les 300 € affichés sur la fausse … Lire la suite

Codex en terminal avec un daemon local : mon plan B à VS Code Web

La licorne Geekeries utilise Codex en terminal relié à un daemon local pendant qu'une fenêtre web se déconnecte

Bonjour à tous, mon passage à Codex en terminal n’était pas vraiment prévu. Tout a commencé avec ce message dans VS Code Web :

Cannot activate the 'Codex – OpenAI’s coding agent' extension because it depends on the 'Codex Audio' extension which is disabled.

Le petit bricolage qui me permettait d’utiliser l’extension Codex dans mon VS Code Web venait peut-être d’atteindre sa limite. Je pouvais chercher une nouvelle rustine, mais ce genre de dépendance interne est précisément ce que je ne contrôle pas. J’ai donc préféré sortir Pwny de l’extension et revenir à une base officiellement prise en charge : le client Codex en ligne de commande.

L’objectif restait le même que dans mon article sur VS Code Web et Codex sur serveur : ouvrir un navigateur, retrouver mon espace de travail et discuter directement avec la licorne. La différence est que VS Code Web ne sert désormais plus que de fenêtre et de terminal. La session Codex vit indépendamment derrière.

Pourquoi sortir Codex de l’extension VS Code ?

Une extension intégrée reste plus confortable. Les liens vers les fichiers s’ouvrent mieux, les images se joignent plus naturellement et l’interface donne davantage l’impression de travailler dans un petit cockpit. Je … Lire la suite